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5 conseils pour surmonter le syndrome de l’imposteur

Savez-vous qu’environ 70 % des personnes seraient concernées par le syndrome de l’imposteur, au moins une fois dans sa vie ? Un chiffre important qui met le doigt sur un mal qui ronge le monde du travail.

Mais qu’est-ce que c’est au juste, comment se manifeste-t-il et comment en sortir ?

Qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur ?

Une promotion, l’achat d’une maison, un premier bébé,… Chaque étape de votre vie vous réserve son lot de responsabilités. Si vous avez tendance à ne pas vous sentir à la hauteur, à dévaloriser vos capacités, vous souffrez peut-être du syndrome de l’imposteur.

Selon Wikipedia, les personnes atteintes du syndrome de l’imposteur expriment une forme de doute maladif qui consiste essentiellement à nier la propriété de tout accomplissement personnel. Ces personnes rejettent donc plus ou moins systématiquement le mérite lié à leur travail et attribuent le succès de leurs entreprises à des éléments qui leur sont extérieurs (la chance, leurs relations, des circonstances particulières).

Attention cependant, le syndrome de l’imposteur n’est ni une maladie ni un simple manque de confiance en soi. Ce n’est pas une fatalité non plus, et je vous explique comment le surmonter avec quelques conseils pratiques !

1 – Créez votre tableau de réussite

Une première solution peut être d’inscrire sur une feuille ses réussites et de les objectiver.

Décrivez vos réussites (par exemple une promotion), puis la cause attribuée spontanément et automatiquement à ce succès (par exemple la chance, le hasard, une erreur d’appréciation de la part de la hiérarchie…) et enfin écrivez la cause réelle du succès (compétences, travail, CV et parcours en adéquation avec le poste…).

Cet exercice peut être répété dans de nombreuses situations et vous permettra de prendre du recul afin de mieux assimiler vos réussites et dissiper votre peur irrationnelle de ne pas être au niveau des exigences du poste. Le syndrome de l’imposteur tend en effet à favoriser uniquement les paramètres externes pour expliquer une réussite personnelle et il s’agit donc ici de se recentrer sur ses propres capacités et compétences.

2 – Cesser de « lutter contre » le perfectionnisme

Arrêtez de croire que si vous n’excellez pas dans tous les aspects de votre travail, vous avez entièrement échoué. Faire face aux défis et aux échecs est un élément clé du développement, alors admettez que vous n’avez pas besoin d’être bon en tout.

3 – Éviter les comparaisons

Je sais, c’est bien plus facile à dire qu’à faire et c’est l’un des mécanismes les plus courants de la dévalorisation : la comparaison.

C’est celle qui nous pousse à observer chez les autres les preuves qu’ils ont ces qualités que nous nous reprochons de ne pas avoir. Voilà une technique parfaite pour filer du bourre-pif à l’estime de soi et prévenir toute velléité de sa part d’œuvrer pour elle-même.

Plus notre syndrome de l’imposteur est grand, plus on a tendance à faire ça. Et du coup, on se déprécie, on se dévalorise et nous voilà embarquer dans le cercle vicieux.

Travaillez sur votre reconnaissance intérieure. Autorisez-vous à être indulgent envers vous-même. Que les autres vous approuvent ou non, que vous réussissiez ou non, vous êtes un être humain de valeur. Chacun à sa vision de vie 🙂

4 – Se parler gentiment

L’une des manifestations classique de la dévalorisation. Nous connaissons tous cette petite voix intérieure qui nous harcèle de ces jugements définitifs et sans appel, qui nous critique et qui nous sape lentement mais sûrement ? Ces discours intérieurs terribles ont besoins d’être ramollis pour assouplir notre relation à nous-mêmes et faire preuve à notre endroit d’un tout petit poil de délicatesse.

Pour commencer cessez de nous traiter de tous les noms quand nous ne nous estimons pas à la hauteur de nos propres attentes mais cherchez plutôt des discours plus objectifs, plus justes et moins destructeurs. Comme le “mais quel(le) con(ne)” parce qu’on a cassé un verre, nous y sommes tellement habitués qu’il a l’air parfaitement anodin, mais il ouvre la porte à toutes les dévalorisations.

Apprenez donc à vous parler comme on parlerait à un collègue ou un ami. Votre erreur est-elle irréparable ? Avez-vous vraiment besoin que tout soit absolument parfait ? Apprenez à relativiser, prendre de la hauteur, et vous encourager quand il le faut.

5 – Acceptez les compliments et connaissez votre valeur

Vous êtes persuadé qu’on cherche avant tout à vous faire plaisir, que ce n’est pas fondé puisque vous êtes convaincu d’être incompétent. N’ayez pas peur des compliments.

Acceptez vos accomplissements et, au besoin, notez-les. Lorsque vous essayerez de vous convaincre que vous n’êtes pas à la hauteur de votre rôle, vous aurez toutes les preuves sur papier. Connaître votre valeur, c’est permettre à votre travail de parler de lui-même et permettre aux autres de le voir aussi.

Pour aller plus loin…

Si vous souhaitez savoir comment développer votre confiance, vous pouvez aussi lire cet article “As-tu confiance en toi ?

Alors, vous dites au revoir à votre syndrome de l’imposteur ?

Source : forbesWikipediaithaquecoaching